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VIVELARETRAITE

Les passions d'un retraité.
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Bienvenue sur ce modeste espace, j'espère que vous y passerez un moment agréable.
Les sujets rencontrés ici sont volontairement survolés en altitude, mais peuvent sur demande êtres disséqués. Je me souviens de mes débuts où j'ai galéré durant des années par manque d'informations. Grâce à la toile, ce n'est heureusement plus le cas aujourd'hui.

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 Une graveuse. Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Pour fabriquer vos circuits imprimés :

Une graveuse

Système D.
 
 
 

 

La fabrication d'un circuit imprimé est à la portée de tout un chacun.

Sans équipement spécifique, les diverses phases d'élaboration peuvent devenir fastidieuses, lors d'un travail répété.

A très peu de frais, il est tout à fait possible de réaliser une graveuse, toujours prête à offrir proprement ses services.

Diverses solutions sont envisageables, mais nous voulions absolument éviter les collages douteux au mastic silicone.

Le plan latéral d'un bidon standard de 5 litres en plastique présente une surface suffisamment importante pour la fonction qui nous préoccupe. Mais un si grand volume n'est pas intéressant vis à vis de la quantité de perchlorure de fer à y incorporer. Deux bouteilles d'un litre, juxtaposées à l'intérieur réduiront la contenance, tout en apportant une utilité non négligeable.

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Il faut se procurer deux récipients ayant contenu du lave glace, white-spirit, ou tout autre produit.

Du premier, on ne conserve que la partie haute, découpée au cutter, elle servira de couvercle.

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Le deuxième est découpé plus haut, de manière à obtenir un épaulement de maintien du « chapeau ».












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Afin de solidariser les divers composants de notre graveuse, il convient de rassembler quelques bouts de bois pour former une assise.

Une prise de courant, la pompe à air et la cuve seront posées sur sa surface.

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L'intérieur sera ensuite aménagé.

Dans le fond, nos deux bouteilles d'un litre remplies d'eau. L'une accueillera une résistance d'aquarium avec thermostat incorporé.

Sur l'autre, un petit thermomètre sera posé pour indiquer la température du bain.

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A l'avant plan, un petit tube de plastique perforé, enfilé dans deux petites chutes d'époxy collées, sera relié à la pompe via un tuyau de plastique paré d'un robinet doseur d'air.

L'autre extrémité sera fermée par pinçage à la chaleur, puis par un point de colle.

Les bulles dégagées activeront considérablement le rôle de l'acide.

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La partie supérieure sera munie d'un fil de cuivre isolé, de forte section, sur lequel seront passées deux petites pinces destinées à l'origine au nourrissage des oiseaux en cage.

Le circuit à sculpter y sera suspendu et plongé dans le bain caustique.

Le petit inconvénient de ce système est qu'il faut déplacer une fois les pinces en cours de développement pour éviter de laisser deux îlots de cuivre indésirables.

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Pour les petites plaques, on peut utiliser le support de la cuve à bulle.

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Pendant et après l'utilisation.


9 décembre.

La température de l'acide augmentant, le plastique de la cuve avait tendance à se déformer à partir de 30 degrés, sans toutefois présenter un risque quelconque.

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Un cadre en bois a été ajouté à la partie supérieure, maintenu en place et réglé à bonne hauteur par deux tiges filetées et quatre écrous de 6 mm.

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Pour éviter que les bouteilles basculent, un gros fil de cuivre isolé a été ajouté pour les arrimer.

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La transparence du bidon est suffisante pour autoriser le contrôle du stade de gravure, grâce à l'usage de persulfate de sodium, plus propre et plus rapide.

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 15-12-2008 à 10h23

 Un flash annulaire à LED. Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

 

La prise de vue très rapprochée exige un éclairage d'appoint correct pour éliminer l'ombre de l'objectif et permettre la fermeture du diaphragme de l'optique, pour gagner ainsi en profondeur de champ.

Divers procédés sont envisageables, comme par exemple l'ajout de flashs latéraux qui alourdissent considérablement l'ensemble et rendent souhaitable l'aide d'une poignée ou crosse d'appui pour assurer la stabilité de l'appareil.

En complément de l'article précédent, nous allons vous décrire ici la fabrication d'un flash annulaire tout simple et léger, à diodes LED, dans ses différentes étapes de construction et de mise au point.

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Les premiers essais sont effectués sur une platine d'essais.

Ensuite, le typon et circuit imprimé sont tracés, mais des ajustements seront nécessaires. Le montage présenté n'est donc pas exactement celui de la dernière mouture.

Voici le schéma définitif.

Sa simplicité se passe de commentaire. L'interrupteur I3 offre la possibilité d'un éclairage continu.

Le circuit imprimé.

Les dimensions exactes du cadre sont 120 X 110mm.

L'implantation des composants.


-  R1 = 100 Ω
-  R2 et R3 = 1K Ω
-  R4 = 10K Ω
-  R5 = 27 Ω 1Watt
-  R6 à R21 = 47 Ω
-  Aj1 = 1M Ω

-  C1 = 0,1µF
-  C2 = 47 µF 25V

-  T1 = photo transistor
-  T2 = BD139

-  CI1 = HEF4538BP

-  D1 à D16 = LED diffuses 3000 mcd


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Cette première maquette comporte des défauts. Le plus important est sa consommation électrique considérable. La pile de 9 volts prévue ne fait pas long feu.

L'alimentation externe passe par un régulateur 9 volts qui sera retiré par la suite, ainsi que le support de pile, au profit d'une alimentation par batterie au plomb externe de 12 volts, à électrolyte gélifié.


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Le bouton poussoir permettant l'utilisation en mode torche, est très mal placé. Il sera remplacé par un interrupteur, soudé côté cuivre, puisque la consommation n'est plus une préoccupation.


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La face avant est adaptée à la semelle par deux bouts de cornière métallique. Deux minuscules morceaux d'époxy intercalés, débarrassés du cuivre, assurent l'isolement des pistes.

On peut encore voir le circuit régulateur 9 volts et la pile, devenus inutiles.

Un trou est percé avec précision à l'arrière de la semelle pour le passage de la vis de maintien de l'appareil photographique et son objectif additionnel inversé, en bonne position.


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Un gros plan sur le capteur du flash de l'APN.

Nous avons trépané avec précaution un transistor 2N1711 qui fait office de phototransistor. Le circuit imprimé est prévu pour recevoir également un phototransistor classique.


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Le régulateur est retiré, une couche de peinture noire masque les traces de brasure. Le cordon d'alimentation est muni des fiches adéquates.


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Le montage du prototype est terminé. On peut remarquer sous le point vert, la jonction en fil qui remplace une résistance du premier projet.

Les points bleus soulignent les trous prévus pour la fixation du supporte de pile 9V, ils ne sont plus nécessaires.

Le bouton poussoir est resté en place, malgré son inutilité.


Les premiers essais effectués dans l'obscurité absolue.

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En mode automatique.


(JPG) (JPG) Diaphragme 1:3,2 et 1:3,6


(JPG) (JPG) 1:4 et 1:4,5


(JPG) (JPG) 1:5 et 1:5,6


(JPG) (JPG) 1:6,3 et 1:7


(JPG) (JPG) 1:8 et 1:9


 

 

 

 

 

 

En mode manuel, il reste à trouver le bon compromis ouverture / vitesse d'obturation.

D'autres types de diodes LED peuvent être essayés. La diode diffuse a été sélectionnée ici pour son large angle d'éclairement.

Il existe des diodes blanches de 13.000 mcd !

Voir aussi en ton chaud ?

Ci-après deux liens intéressants pour l'acquisition de ces composants ( merci Marc ) :

http://www.world-trading-net.de

http://stores.ebay.fr/Modern-Led-Technologies


4 août. 08

Le vent soutenu des derniers jours s'est apaisé, c'est le moment des premiers essais sur le terrain.

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D'accord, vous avez raison, les images ne sont pas nettes. Il faut donc remettre l'ouvrage sur le métier. La conception d'une poignée stabilisatrice ne sera pas un luxe.

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Voici notre allumette de l'article précédent, le relief est maintenant mis en évidence.

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L'autonomie confortable en énergie électrique est dispensée par la récupération de vieux accumulateurs Ni-Cd. Ils sont emmaillotés, par lot de 5 pièces, dans quelques tours de ruban adhésif. On obtient ainsi des batteries de 6 volts, destinées à un autre usage, mais ici branchées en série deux par deux pour recueillir le 12V. Insérées dans un petit étui d'appareil photo, l'usage est très pratique par la sangle passée autour du cou.


5 août.

 
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Notre copie du Sniper russe vient à propos et nous procure une poignée flanquée d'une crosse assurant un point d'appui supplémentaire contre l'épaule.
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Quelques tests rapides mettent en évidence cette commodité.
 

 

15 août.

Par cette journée calme, un essai de l'objectif 135mm révèle une mise au point nettement plus facile. L'ensemble est légèrement plus lourd, mais ce n'est pas un véritable handicap.
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Une nouvelle semelle est envisagée, mais l'objectif d'un diamètre légèrement supérieur désaligne le montage. Un ajout superposé à la première base compense précisément la différence, solution adoptée.
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  Lire le commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 06-08-2008 à 11h03

 Non au courant porteur de ligne. Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

 
 
Par Michel Lejeune :

Non au courant porteur de ligne (PLC).

Nous allons aborder les problèmes que cette technologie occasionne. Ici, le but n'est pas la propagande contre le progrès, mais un éclaircissement sur certains points du PLC. Seul l'aspect technique est abordé et non celui de la santé.

Qu'est-ce que le PLC ?

Le PLC (ou CPL en français) est une technologie permettant d'étendre un réseau Ethernet sur le réseau électrique filaire. Pour ce faire, le flux de données est réparti par paquets de bande sur un spectre allant de 1.6 MHz à 30 MHz. Le medium utilisé est le réseau filaire électrique 220V. On transporte donc le signal numérique via les fils électriques de la maison. La modulation utilisée est l'OFDM.

On distingue les réseaux indoor (à l'intérieur) et outdoor (à l'extérieur). L'indoor utilise des fréquences allant de 1,6 à 13,5 MHz et le outdoor de 13,5 à 30 MHz.

Les débits sont le l'ordre de 14 Mbps dans la première version et de 200 Mbps la dernière version.

Matériellement, on branche un dispositif faisant office de modem sur une prise électrique. Il ressemble à un transformateur. On y relie un câble Ethernet jusqu'au PC client. On peut relier ainsi deux ordinateurs à travers la maison. Les modules coûtent aux alentours de 100 € sur le marché. Les appareils ne fonctionnent que par paires le plus souvent.

Pour plus de renseignements techniques : http://plc.radioamateur.ch/ . Ce site est assez complet sur le sujet.

Les arguments de vente.

Pour le particulier, l'entrepreneur ou l'informaticien, cette technologie est un atout idéal. Pour eux, elle épargne la pose de câbles Ethernet et pallient les carences de la WIFI. Pourquoi ne pas utiliser un réseau déjà existant ? De plus, le débit aujourd'hui devient assez intéressant et la technique paraît assez mure. Le cryptage propriétaire de la transmission est un autre argument de vente : on dira que la WIFI est moins sécurisée. Ceci est en partie vrai du fait que le code utilisé diffère d'une marque à l'autre. La WIFI est régie par les standards WEP et WPA. Cependant, le chiffrement ne dépasse guère les 56 bits (DES). A ce jour, c'est un peu léger pour protéger un réseau. Mais comme la panoplie des marques est vaste, trouver le bon algorithme est plus difficile.

Ainsi, le produit nous paraît assez séduisant.

Les inconvénients.

Malheureusement, cette technologie possède de gros inconvénients.

Perturbations causées par le PLC.

Le spectre électromagnétique est divisé en bandes de fréquences. Il commence par les signaux de longueur d'onde très longue comme les ondes cérébrales (17 Hz - quelques milliers de km) jusqu'au rayons cosmiques. Dans le domaine du visible, vous connaissez tous l'arc-en-ciel. C'est une décomposition du spectre de la lumière. Au-dessus de ce spectre, on a les Ultra-violets (UV). En dessous, les Infrarouges (IR) règnent. Mais où ce situe la radio ? Entre les IR et les ondes cérébrales.

Intéressons-nous plus particulièrement à la bande radio. Elle est organisée comme suit :

Sigle : nom - bande de fréquences.

-  LW : ondes longues (RTL, Europe 1, ...) - 30 kHz -> 300 kHz.
-  MW : ondes moyennes (radiodiffusion AM) - 300 kHz -> 3000 kHz.
-  SW-HF : ondes courtes - hautes fréquences - 3 MHz -> 30 MHz.
-  VHF : très hautes fréquences (FM et télévision) - 30 MHz -> 300 MHz.
-  UHF : ultra hautes fréquences (Télévision, micro-ondes, WIFI) - 300 MHz -> 3000 MHz.
-  SHF : super hautes fréquences (Satellite) - 3 GHz -> 30 GHz.

Le PLC concerne la bande HF (SW). Ces ondes ont un intérêt tout particulier pour les télécoms : elles permettent de réaliser des liaisons à l'échelle mondiale. On peut communiquer d'un point à l'autre du globe sans passer par des intermédiaires comme le satellite. C'est donc la seule bande apte à offrir l'indépendance totale. Autrefois, le morse était transmis via ces ondes. De plus, avec seulement 5 W, vous pouvez établir une communication à l'autre bout du globe dans de bonnes conditions.

Pourquoi indépendance totale ? Plus un réseau est simple, plus il est fiable. En ondes courtes, il suffit de deux émetteurs-récepteurs pour communiquer ! On réduit donc les chances de pannes. Un réseau plus complexe utilisant un relais est plus fragile.

Comment cela est-il possible ?

Les ondes électromagnétiques rebondissent d'une part sur les hautes couches de l'atmosphère terrestre (ionosphère) et d'autre part sur la terre. Elles parcourent de la sorte le globe. Comme l'ionosphère dépend de l'ionisation des particules, elle-même dépendante du soleil, la propagation des ondes varie au cours de la journée et des saisons.

On distingue trois zones par rapport à la source d'émission : l'environnement immédiat, la zone de silence et le lointain. On peut entendre la source en étant assez proche par rayonnement direct comme un phare éclairant la roue. Cette zone varie entre 10 à 100 km de l'émetteur. C'est la zone proche. Ensuite, on a la zone de silence. Le rayon HF est trop haut pour être capté. Celui-ci fini par se réfléchir sur l'ionosphère. Il atteint à nouveau le sol. C'est le lointain. Cette zone se situe à plus de 1000 km de l'émetteur. On peut répéter ce raisonnement à chaque rebond. Et voila comment les ondes parcourent le globe : bong bong bong.

Qui utilise les ondes courtes ?

Ben, beaucoup de monde. Les radioamateurs en sont les utilisateurs les plus connus parmi le public. Ces derniers trafiquent énormément grâce à elles. Après, viennent les auditeurs des stations de radiodiffusion mondiale. En Europe, le réseau FM, DAB et l'Internet ont quasiment mis à la trappe la radiodiffusion HF. Mais dans les régions désertes et moins équipées, c'est le seul moyen de se tenir informé très facilement. Les voyageurs allant dans les contrées lointaines écoutent la radio de leur patrie en étant à 3000 km de leur pays. En Afrique et en Asie, c'est le média le plus utilisé après le satellite. Ensuite, on trouve les services d'urgences internationaux comme la croix rouge. Les ondes courtes offrent aussi de nombreux services à la marine : quelle soit militaire ou civile. Les plaisanciers peuvent recevoir les prévisions météos très facilement en haute mer, là où les réseaux VHF et GSM ne peuvent plus couvrir. Les ambassades, l'armée, ... y transmettent des dépêches, des transmissions codées, ...

Quel le lien avec le PLC ?

Le PLC utilise la bande HF pour émettre ses porteuses. Elles sont réparties par paquets tout le long du spectre HF au lieu d'utiliser une seule fréquence.

Le réseau électrique est à l'origine prévu pour y transférer du courant électrique alternatif de près basse fréquence : 50 Hz. On transporte le courant sur une paire de fil isolés pour le monophasé et sur 3 fils pour le triphasé. Ces fils sont disposés côte à côte en parallèle dans une gaine de protection. Ils ne sont ni torsadés, ni blindé.

Un courant passant dans un fil crée un champ magnétique autour de ce fil. En torsadant deux fils isolés, on annule le champ résultant par deux champs opposés. Le blindage consiste lui à entourer un fil conducteur principal isolé (âme) d'un autre conducteur (tresse). Le conducteur extérieur est relié à une masse. C'est ainsi qu'est construit un câble coaxial. Le blindage bloque les champs magnétiques et électriques externes et vice versa. On peut comparer cela à la cage de Faraday. Le réseau de distribution électrique n'a aucun des deux types de blindages.

Un fil parcouru par un courant électrique alternatif de haute fréquence se comporte tel une antenne. Vu la longueur des fils déployés entre deux transformateurs ou une habitation et le transformateur (les transformateurs atténuent fortement les signaux HF), ils font office de très bonne antenne. Les câbles électriques deviennent donc les antennes du PLC. En HF, plus l'antenne est grande, plus elle sera efficace. Même si la puissance du PLC est limitée à quelques 10mW, cela suffit pour rayonner sur quelques centaines de mètre, même quelques kilomètres.

Imaginez maintenant une rue entièrement équipée ainsi ! On pourra additionner la contribution de chacun. Le total est loin d'être négligeable. Les auditeurs des ondes courtes entendront un bruit horrible que l'on qualifie de "friture".

Jusqu'à présent, on a parlé de l'antenne géante offerte par le réseau électrique. Jusqu'ici, la portée est limitée à 1 km, voir 10. Mais il faut penser à un autre phénomène qui caractérise les ondes courtes : la propagation !!!

Comme abordé plus haut, une propagation favorable augmentera énormément la portée. Elle ne sera plus de l'ordre de 10 km, mais de milliers de km ! Ainsi, les perturbations générées localement auront des répercutions dans une zone située à plusieurs milliers de km.

A un instant donné, la propagation favorise certaines bandes et défavorise d'autres. Comme le PLC émet sur toute la gamme. On peut dire qu'il brouille en permanence. Il ne brouillera pas la même fourchette, certes, mais il brouillera toujours quelque chose selon les aléas de la propagation. S'il n'émettait que sur une fréquence précise, cela poserait beaucoup moins de problèmes. On n'aurait qu'à appliquer un filtre coupe bande.

Savez-vous comment on créait les premières ondes électromagnétiques ? En appliquant une tension alternative aux bornes de deux boules de cuivres isolées par l'air. Le champ électrique intense arrache les électrons des atomes de l'air. Il devient à l'état plasma : il se crée un arc électrique. Ce genre d'émetteur, à l'image de la foudre, émet à toutes les fréquences. C'est un éclateur.

Tous les phénomènes électrostatiques génèrent des ondes électromagnétiques sur toutes les fréquences. Vous avez déjà entendu le son produit par un éclair dans une radio AM ? Cela crépite méchamment !

Une autre expérience à tenter : faites tourner un moteur électrique tout près d'une radio ! Le bruit est beau n'est-ce pas !

Par ces deux exemples, vous pouvez vous faire une idée du brouillage généré par le PLC. C'est triste de le comparer à un éclateur comme l'utilisait autre fois les pionniers de la radio, mais c'est ainsi.

Bon, les acheteurs se "foutent" en général pas mal des nuisant causés : "Qui écoute encore les OC ?" Pense-t-il. C'est normal. C'est la règle même du capitalisme.

Perturbations subies par le PLC.

Jusqu'à présent, nous n'avons parlé que des perturbations causées par le PLC. Mais, puisque qu'il perturbe, il est tout aussi sensible aux perturbations. Un module PLC n'est rien d'autre qu'un émetteur-récepteur radio HF. Par les grandes antennes que sont les fils électriques, ils reçoivent aussi les signaux émis par les utilisateurs des OC. On peut y ajouter les nuisant électriques : moteurs électriques, vieilles TV, aspirateurs, PC, tubes néons, ... Si vous avez un radioamateur non loin de chez vous, quelle que soit la technologie et les algorithmes complexes de calcul de correction embarqué dans le firmware de votre appareil, vous pouvez sérieusement dire au revoir à votre réseau. Un ON3 émettant avec 10 W peut occasionner pas mal de dégât jusqu'à 1 km de ce son domicile. La CB ne brouille pas énormément car elle se situe en bout de bande. On n'exploite assez peu la bande. Mais en outdoor, ça peut faire des dégâts aussi.

Cela compromet sérieusement la fiabilité du PLC. Même les meilleurs algorithmes de corrections et de changements de fréquences ne peuvent rien à proximité d'une source perturbante de quelques Watts. En tout cas, dans le milieu professionnel et industriel, le PLC trouvera difficilement sa place : les usines.

Les pertes de lignes.

Pourquoi a-t-on inventé le câble coaxial et les paires torsadées pour les transmissions ?

Tout simplement parce que les pertes sont beaucoup plus limitées qu'avec une simple paire cuivrée. En télécommunication, l'expérience a prouvé que les câbles coaxiaux et torsadés sont beaucoup plus fiables qu'un simple fil dans les domaines de la HF. Si on transmettait la porteuse PLC sur un coaxial, les distances seraient bien plus grandes !

L'Ethernet ?

A choisir entre le PLC ou l'Ethernet, d'un point de vue technique, l'Ethernet est de loin la meilleure solution. La transmission s'opère via un câble torsadé, donc blindé. Il est BEAUCOUP moins sensible aux perturbations. Cette propriété lui offre des débits bien plus confortables : 1 Gbps. De plus, le réseau Ethernet ne perturbe presque pas le milieu extérieur. Puis, vous savez qui se connecte dessus :-D

Le WIFI ?

Le PLC est vu comme la solution miracle là où la WIFI ne porte pas. En effet, il utilise les ondes radios de 2.4 GHz comme porteuse. Ces ondes sont des ondes micro-ondes de courte longueur : 12 cm. Elles se diffractent donc très mal. De plus, elles sont énormément absorbées par l'eau. Ce n'est pas par hasard que vous pouvez vous réchauffer un bol de soupe ! Il faut savoir que le domaine des hyper-fréquences est très complexe à mettre en œuvre. Les micro-ondes permettent des portées de plusieurs dizaines de km à vue et seulement 10 m chez soi. Les consommateurs voulant se convertir au PLC croiront à un miracle. C'est vrai, tant qu'il ne sera pas perturbé.

Pour la WIFI, il suffit d'acheter un routeur digne de ce nom et une carte sensible. Il suffit aussi de changer de canal. Le PLC, quant à lui, prend tous les canaux HF ! Cela ne servira à rien d'orienter le fil. Si un aspirateur est sur la ligne, la liaison est interrompue.

L'aide humanitaire.

Les ondes courtes sont utilisées comme moyens ultimes de télécommunication en cas de panne de tout autre réseau.

On se souvient tous du tsunami, qui, à Noël 2004, a ravagé quelques îles magnifiques de l'Océan Indien et des kilomètres de côtes continentales. Les vagues ont ravagé même l'intérieur des terres. Elles ont produit des milliers de victimes et d'énormes dégâts matériels. Parmi ces dégâts, on dénombre un réseau GSM inopérant et les réseaux des services de secours sérieusement endommagés. De plus, même dans le cas où le matériel était opérant, il n'y avait plus d'électricité pour le maintenir en veille. Et il faut aussi ajouter le fait que les pays touchés étaient, pour la plupart, déjà assez démunis de réseaux fiables.

Dans ce genre de cas, l'aide humanitaire internationale s'organise via les ondes courtes. Les radioamateurs, qui sont aux services de l'état (à ne pas oublier), relayent les appels de la croix rouge d'un pays à l'autre. C'est quasiment le seul moyen de communication viable dans les zones dévastées. Il est vrai que le téléphone satellite existe et est très fiable. Mais les ondes courtes sont privilégiées. L'armée aussi les utilise pour organiser l'aide.

Un autre exemple dont on ne parle jamais : lors des attentats du 11 septembre, les tours abritaient des relais de services en tout genre de New York. Ce n'est pas pour rien que l'on a craché ces tours ! En plus des dégâts matériels, des nombreuses victimes, on a démoli la majeure partie du réseau des autorités. Ce jour là, c'est grâce aux RA que l'on a pu réorganiser une partie des communications. Les journalistes oublient trop souvent de mentionner ce fait. Sans cette aide, la situation aurait encore été plus catastrophique. Bon, ici, on n'a pas utilisé la SW, mais la VHF. C'est seulement pour sensibiliser les troupes de l'utilité des RA.

A l'heure actuelle, les communications subissent déjà pas mal de perturbations suite aux industries, moteurs électriques, lignes HT, ... L'ajout du PLC n'est rien d'autre que le coup de grâce !

On pensera "S'il y a une catastrophe, il n'y a plus d'électricité, donc plus de PLC". Localement oui. Mais comme les ondes courtes concernent la terre entière, une ville d'Europe, des USA, d'Australie ou d'Afrique du Sud, sera une source de perturbations par le PLC des riverains et industries. Par ces exemples, on comprend un peu mieux les intérêts que les ondes courtes apportent.

Conclusion.

Le PLC possède certes des arguments séduisants en sa faveur, mais étant une technologie trop perturbatrice, il est à bannir purement et simplement. Le choix est le suivant :

Le PLC ou les ondes courtes.

Quelques liens :

Site d'information suisse : http://plc.radioamateur.ch/

Site d'information français : http://www.cpl-france.org/modules.php ?name=Dossiers&go=securite

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 24-03-2008 à 08h50

 Numérisation du son (2). Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

 

 

Numérisation du son - Traitement numérique (partie 2). Par Michel Le Jeune.

Voici la seconde partie de l'article traitant des enregistrements numériques. Nous allons désormais nous intéresser au matériel (hardware). Je vais vous présenter physiquement toutes les entrées et sorties de la carte son, passer en revue les principales sources audio, parler de certaines expériences, ... Certains points seront fort similaires à la première partie. Aussi, cet article pourrait vous paraître répétitif. Mais certains points seront tout de même plus détaillés.

1. Présentation de la carte son.

Comme énoncé avant, la carte son est le convertisseur qui vous permet de numériser vos sources analogiques et de les archiver sur le disque dur. On connaît souvent la prise micro et celle des haut-parleurs. Cependant, d'autres fiches mérites d'être abordées.

1.1. Schéma général d'une carte son :

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La carte son ci-dessus est une carte son de type standard. Il s'agit sur la photo de la célèbre Sound Blaster 64.

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Sortie audio principale :

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Généralement caractérisée par la couleur verte, un haut-parleur ou une flèche sortante. C'est sur celle-ci que l'on branche les haut-parleurs, un ampli ou un casque. Elle est au format jack stéréo 3.5 mm.


Entrée Line ou Ligne :

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Sa couleur représentative est le bleu. C'est une entrée stéréo au format jack 3.5 mm. Elle est prévue pour y connecter la plupart des sources audio analogiques.


Entrée micro :

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D'où son nom, on y branche un microphone d'impédance de 600 ohms. Elle est alimentée par un courant continu afin de fournir le courant nécessaire au micro. Elle est au format jack mono 3.5 mm.


Entrées auxiliaires :

(JPG) Ce sont des entrées analogiques comme la ligne hormis que le connecteur est différent. Elles sont stéréos. On y branchait la partie audio des lecteurs CDROM. Quand on lisait un CD audio, le signal analogique passait par là. De nos jours, le flux audio passe numériquement par le port IDE. Néanmoins, même si de nos jours, il est désuet d'y brancher le lecteur CDROM, elles peuvent vous être utiles pour économiser l'entrée ligne. On y branche la sortie audio d'une carte son, d'un modem 56 k, ...

1.2. Types de cartes son.

On peut trier les cartes son, soit par leur prix (gamme), soit par leur architecture matérielle.

Point de vue de la gamme, on a les bas de gamme en dessous de 20 €. Elles fonctionnent avec un chipset basique. Elles suffisent amplement pour une utilisation normale : écouter de la musique, ... Cependant, on remarquera très vite leurs limites : elles "laguent" quand la CPU est trop sollicitée. De plus, elles ont un bruit électronique infâme. Pour les enregistrements HIFI, je les déconseille fortement. De plus, le niveau de sortie est parfois très faible : on ne sait pas brancher un casque dessus avec un niveau sonore acceptable.

En moyen de gamme, on trouve les Sound Blaster Live 5.1, 64,128, ... Elles coûtent de 20 à 60 € selon leurs fonctionnalités. Pour sauver les vinyls et autres supports, elles conviennent parfaitement. La sortie audio délivre un signal assez fort pour y brancher directement un casque. Pour moi, la meilleure carte son restera toujours la sound blaster PCI 64. La 5.1 m'a profondément déçue : elle avait tendance à "laguer" dès que la CPU était trop sollicitée sur un AMD 2400+. De nos jours, la marque n'est plus un label de garantie.

En haut de gamme, on peut trouver à partir de 100 € des cartes son plus professionnelles. Elles sont souvent en USB. Elles sont dédiées à la numérisation HIFI. On multiplie les entrées et sorties analogiques, on y intègre aussi les entrées et sorties numériques SPDIF (cf. partie 1). Certaines ont même un convertisseur RIAA pour les vinyle Pour les férus de la HIFI, même si une moyen de gamme suffit amplement, prenez une haute de gamme. Le bruit électronique est très faible. La Sound Blaster Audigy est un des standards.

Du côté de l'architecture, on distingue trois types de périphériques : PCI/PCI Express, USB et chipset intégré. Les cartes PCI sont les plus courantes dans les PC plus anciens. Les cartes USB sont utilisées comme extension aux PC portables, par exemple, pour avoir une entrée ligne (pas toujours disponible), pour profiter du son 5.1, ... Elles offrent l'avantage de moins souffrir des bruits électroniques du port PCI. On trouve des hauts de gamme USB. De plus en plus en vogue ces dernières années, ce sont les périphériques intégrés à la carte mère. Au début, on préférait de loin une extension PCI : les chipsets d'antan souffraient de lague dès lors de saturations de la CPU. Maintenant, ils sont à la hauteur de la plupart des cartes PCI moyen de gamme. Parfois, on est même surpris de la qualité des chipsets intégrés. Ils sont quasi totalement absents des bruits du PCI en ayant l'avantage d'être proche de l'unité centrale. On retrouve quasi partout le AC97'. Au début, j'étais septique vis à vis des périphériques onboard. Mais aujourd'hui, l'investissement dans une carte PCI ou autre n'est plus si nécessaire. Dans les applications de décodages numériques gourmandes comme les modes digitaux (DRM), les cartes onboards offrent de bien meilleurs résultats que la plupart des soundblaster. Le PSK et le RTTY eux fonctionnent avec tout.

1.3. Caractéristiques des cartes sons.

Lors de l'achat d'une carte ou tout simplement pour effectuer certaines applications, il est important de connaître les caractéristiques de votre carte son et ses limites.

Les deux premiers paramètres à bien connaître sont la fréquence d'échantillonnage maximale et la largeur en bit (théorie cf. partie 1). Pour enregistrer en qualité CD, on a pas trop à s'inquiéter, elles supportent toutes le 16 bits depuis plus de 15 ans ainsi que la fréquence d'échantillonnage de 44,1 kHz. On peut dire que l'on a atteint le plafond de l'oreille humaine. Mais pour des applications spécifiques comme le décodage RDS ou la détection d'ultrasons, ..., il vous faudra une fréquence d'échantillonnage bien plus haute (Shannon). Aujourd'hui, elles permettent de monter jusqu'à 192 kHz.

Ensuite, selon vos désirs, il est intéressant de connaître les options offertes. Pour les fans de DVD et de jeux, un modèle 5.1 vous satisfera grandement. Les cartes sons d'aujourd'hui offrent quasi toutes le 5.1. Il y a même le 7.1 et le 8.1. Bon, là, c'est à chacun de choisir selon ses affinités. C'est un plus agréable, mais il faut l'installation home cinéma avec. La plupart du temps, vous n'utiliserez que la stéréo. J'ai une installation 5.1, mais je ne l'utilise que pour les DVD vidéo. Elle reste éteinte le reste du temps.

Si vous possédez des équipements numériques comme un DAT, un minidisc, une radio DAB, ..., certains modèles sont équipés d'entrées et sorties SPDIF. On retrouve soit la fibre optique ou le coaxiale. Le point suivant abordera de sujet plus en détail.

Il y a plein d'autres paramètres, mais je ne vois pas l'utilité de tout détailler ici. Pour le niveau de bruit, les seuils de tensions, l'immunité CEM (à ce point de vue, pas trop de soucis), le chipset, ..., consultez les datasheets. Certains renseignements ne sont pas indispensables, mais certains cas, ce sont eux qui déterminent le choix d'une carte ou d'une autre. Le choix du chipset pour les applications très pointues ne peut pas être négligé par exemple.

2. Enregistrement d'une source audio.

Dans ce chapitre, nous allons effectuer un enregistrement à partir de plusieurs types de sources : analogiques et numériques. L'aspect logiciel est décrit dans la partie 1. Ici, je ne m'attarde qu'au matériel. Cette partie peut vous sembler très simpliste.

2.1. Source analogique : cassette, tuner FM, minidisc, DAT, ...

Prérequis :

-  Un lecteur K7 ou un tuner FM (source audio)
-  Un câble d'accord entre la source et la carte son
-  Un PC équipé d'un logiciel de capture audio (magnétophone, Sound Forge, Gold Wave, ...)

Procédure :

Reliez le câble entre la source (sortie casque) et l'entrée line de la carte son. Ce câble est très souvent un accord jack 3.5 mm mâle <-> jack 3.5 mm mâle stéréo. Du côté source, on peut aussi prendre la sortie (OUT) cinch de cette source (deck K7 ou tuner de chaîne HIFI). Le côté entrée line sera toujours un jack stéréo 3.5 mm.

Régler les niveaux sonores d'entrée, d'une part, à la source (bouton volume) et d'autre part, dans le panneaux de contrôle des volumes de Windows (cf. partie 1). Le niveau de la source sera maximal en vue de pouvoir négliger le bruit (souffle), ce, sans saturer l'étage d'entrée de la carte son. Le signal doit rester clair mais fort. On règle de telle manière à ce que les picks maximaux ne dépassent jamais le 0 dB (niveau limite de saturation sur le VU mètre), mais en reste très proche.

Ouvrez le logiciel d'enregistrement, lancez d'abord l'enregistrement, puis, lancez la K7.

Tout le détail est dans la partie 1 !

Ci-dessous, je vous propose trois échantillons vous permettant de régler convenablement. J'ai laissé volontairement un blanc au début pour entendre le souffle électronique. La source est ici un enregistrement DAB. N'hésitez pas à analyser la courbe de ceux-ci.


Sample 1.

Rapport signal/bruit trop petit :

• Le niveau de la source est très faible. • Le niveau de la carte son est maximal. • On peut entendre au début un souffle sans peine. Il provient en grande partie de la carte son. Une fois le morceau lancé, il devient moins perceptible. Mais au casque, on l'entend. On dirait une K7. Ce genre d'enregistrement peut toujours néanmoins être retravaillé.

Sample 2.

Enregistrement idéal :

• Le niveau de la source est plus élevé. • Le niveau de la carte son est moins élevé. • Au début, on entend un très léger souffle. Le rapport signal/bruit est assez haut. Sur le VU mètre, les picks frôlent la limite presque sans la dépasser.

Sample 3.

Rapport signal/bruit trop élevé :

• Le niveau de la source est trop élevé • Le niveau de la carte son est trop élevé • On entend de nouveau un souffle au début, il provient de la source et de la carte son. Une fois que le morceau commence, il "crache". On a saturé l'étage d'entrée de la carte son. Il s'en sort un son distordu. Il n'est pas possible de récupérer efficacement un tel enregistrement.


Pour information, les fichiers on été enregistrés en qualité CD 44.1 kHz 16 bits stéréo, puis recompressé au format mp3 128 kbps. Penchez-vous sur le rapport signal utile/bruit et non sur les défauts inhérents à la compression et shifts.

Note sur l'entrée ligne (LINE N) :

L'entrée ligne tout comme les auxiliaires supportent les signaux provenant des walkmans, tuners, deck K7, autres PC, magnétoscope, lecteur CD, DVD, baladeurs mp3 ..., bref, tout ce qui peut être branché sur l'entrée AUX d'un ampli HIFI peut être raccordé sur l'entrée LINE IN.

Eteignez tous les appareils sources de perturbations comme les GSM, les CB, la station RA, rhéostats ... Cela évitera de recommencer tout un enregistrement à cause de bip bip parasites.

2.2. Source analogique : vinyles 33/45 tours.

Prérequis :

-  Une platine vinyle.
-  Un ampli de chaîne HIFI avec entrée PHONO ou convertisseur RIAA.
-  Le câble d'accord entre le convertisseur et la carte son.
-  Un logiciel d'enregistrement.

Procédure :

C'est la même que pour les K7. Seul le détail suivant est à prendre en compte : on ne branche pas la platine directement à la carte son sans passer par un préampli. Pourquoi ? La sortie des platines vient directement du diamant. Le signal délivré est très faible (3 mV). Par ailleurs, les basses fréquences sont fortement atténuées et les hautes fréquences fortement accentuées sur le spectre fréquentiel. On applique ce filtre en vue d'améliorer le rapport signal/bruit. On appelle cette norme RIAA. Il faut donc un préamplificateur pour amplifier le signal à un niveau convenable et un filtre RIAA pour corriger le spectre. Ces deux éléments sont présents dans le convertisseur RIAA. Dans votre chaîne HIFI, il est intégré à l'ampli et associé à l'entrée PHONO. Il existe aussi des modules indépendants qui peuvent faire cette tâche. Ces modules, appelés préamplis, amplifient le signal le signal pour être directement exploité dans une entrée conventionnelle (ici la LINE IN). Ils sont alimentés. On y entre et sort les signaux par les connecteurs CINCH.

(JPG) Ainsi, deux possibilités s'offrent à vous :

- Si vous possédez toujours un ampli HIFI avec entrée PHONO ou une mini-chaîne HIFI combi, utilisez la prise "écouteur" comme source. - Sinon, ben, l'achat d'un convertisseur sera indispensable. On y reliera directement la platine et la carte son.

Ci-contre, un convertisseur de marque Bandridge. Il coûte à peu près 30 €. Il est alimenté à l'aide d'un transformateur. Il permet en plus du RIAA de brancher deux micros. Ce dispositif fonctionne très bien. Vous pouvez aussi concevoir ce préampli. De nombreux schémas sont disponibles sur Internet, peut-être même dans la rubrique montage de ce site.

En outre, on peut trouver sur le marché des modules USB. Ce sont des cartes son avec le RIAA intégré. Ils coûtent aux alentours de 70 €.

Les modules RIAA indépendants comme le Brangridge sont à privilégier. D'une part moins chers, d'autre part, on peut les utiliser sur tout équipement HIFI possédant une entrée AUX. Les USB ne servent que pour l'ordinateur.

Voila, tout est dit pour la procédure.

(JPG) (JPG)

Astuces :

Tous les habitués d'une platine savent bien qu'il faut la relier à la terre. Cela évitera d'entendre le ronronnement du 50 Hz du réseau dans votre enregistrement. Pour cela, reliez le petit fil sur le boîtier de votre ordinateur. Donc votre ordinateur doit être à la terre !

(JPG)

Sachez aussi que les tourne-disques sont très sensibles aux inductions magnétiques et électriques. Eteignez toutes les sources de perturbations comme les GSM, les rhéostats ... . Evitez de trafiquer en HF au même instant HI 3x. Malgré la connexion à la terre, ils ne sont pas entièrement immunisés.

2.3. Source numérique : DAT, minidisc, DVD, CD, Tuner DAB, ...

Prérequis :

- Un lecteur minidisc, CD audio, DAT ou tout autre source ayant une sortie SPDIF. - Un câble en fibre optique ou coaxiale (selon le connecteur de vos appareils). - Une carte son ayant une entrée numérique, SPDIF soit optique, soit coaxiale. - Un logiciel de capture.

Procédure :

(JPG) Elle identique à celle de la K7. La variante consiste dans le fait que le signal n'est plus analogique, mais numérique. Pour les lecteurs minidisc et DAT, la fibre optique est le plus courant. Il faut bien savoir que la plupart des baladeurs minidisc ne sont équipés que d'une entrée SPDIF ! Donc, vérifiez bien qu'il puisse sortir un signal digital. Dans tous les cas, si votre équipement est un module HIFI, il aura une sortie optique et coaxiale.

Tous les lecteurs de DVD de salon et certains lecteurs CD audio sont aussi équipés du SPDIF. Il est utilisé ici pour les amplificateurs home cinéma haut de gamme.

Pour la fibre optique, vous avez deux types de connecteurs :

(JPG) (JPG) Ci-contre, Le connecteur standard. Vu le long de la section, il a une forme d'un rectangle avec deux chanfreins de 45°. En son centre, il a y a la fibre optique de type cylindrique. On le protège à l'aide d'un capuchon. Une lumière rouge (LASER) sert à transmettre le signal.

Le câble optique sera toujours mâle <-> mâle selon le standard ci-contre.

(JPG) Ici, un adaptateur jack 3.5 mm. Dans les baladeurs, l'optique est dans la même prise que pour les écouteurs, donc une jack 3.5 mm. Un système permet de faire la distinction entre une fiche optique ou analogique.

Le connecteur coaxial n'est rien d'autre que le CINCH. C'est le câble qui est coaxiale : impédance de 75 ohms.

Note :

Pour la fibre optique, il faut faire attention à ne pas croquer le fil. C'est bien plus fragile que toutes les autres sortes de câbles.

3. Prise de son avec un micro dans un environnement perturbé électromagnétiquement - Dédié au radioamateurs.

Ce chapitre est principalement destiné à la prise de son à l'aide d'un micro sur le terrain. Il est plutôt dédié aux radioamateurs Je vais partager les expériences vécues par quelques OM's voulant enregistrer des QSO's lors d'activations de châteaux Ici, le but n'est pas de faire de la prise de son comme les journalistes. Mais certains points doivent être éclaircis.

3.1. Compatibilité électromagnétique (CEM).

C'est un grand mot au 21è siècle. Tout technicien en radio, électroniciens, ... sait de quoi on parle par CEM. Il s'agit d'une norme définissant l'immunité des appareils électroniques aux perturbations électromagnétiques. Dans les cas présentés ci-dessus, on supposait que l'on s'éloignait des sources gênantes Lors d'une activation d'un château, enregistrer les conversations radios en même temps qu'émettre est assez difficile. Le rayonnement HF étant facilement de 20 à 100 W passe dans tous les équipements audio. Nous avons un spécialiste en la matière.

Quelque soit le système d'enregistrement, il y aura toujours un point faible : le micro ! Et oui, le micro est la source de problèmes qui sera toujours présente.

3.2. Expérience vécue.

Enregistreur :

(JPG) L'expérience nous a montré que les enregistreurs à bandes magnétiques analogiques et à K7 sont à proscrire irrémédiablement En émission HF, la composant magnétique de l'onde électromagnétique induira des courants dans les circuits. De plus, qui dit support magnétique, dit sensible aux champs magnétiques. En plus des inductions de courants parasites, la tête d'enregistrement magnétique sera perturbée si le champs est trop fort. A l'écoute, c'est assez amusant, on entend la voix de l'opérateur à la fois provenant du micro et aussi par la porteuse. La somme des deux nous donne une voix assez grave et très sourde. Je vous invite à écouter les enregistrements de notre ami Pop.

Par contre, dès que nous utilisions une caméra, tout était arrangé. En effet, la caméra utilisée est une digitale mini DV. Elle est immunisée contre la HF : la longueur du fil reliant le micro incorporé à son ampli est dérisoire. Donc, déjà avec une antenne petite, on diminue les chances de perturbations. D'autre part, la plus grande partie du dispositif est numérique. En général, les équipements numériques résistent mieux : il faut un signal tout ou rien. Aussi, cette caméra a un blindage autour des parties sensibles.

Comme seul le son nous intéresse pour un QSO, le preneur de son s'est tourné vers un enregistreur numérique. Nous avons donc eu recours à un ordinateur équipé d'une sound blaster et d'un logiciel de capture audio. Les ordinateurs sont très peu sensibles à la HF. De un, le boîtier par effet Faraday protège une partie des équipements, de deux, les cartes sont conceptuellement immunisées aux normes CEM. Bon, on a trouvé l'enregistreur.

Microphone :

(JPG) Un problème résidait pourtant toujours : en émission, la voix du radioamateur était étouffée. Pourquoi alors qu'un PC n'est pas assez sensible à la HF ? La loi du baril percé nous oblige à trouver la faille. Comme dit plus haut, il s'agit des microphones. Le micro dynamique est un électro aimant. S'ajoute donc aux vibrations sonores les vibrations HF. Comme on émet en SSB ou en AM (variation d'amplitude d'un signal), le micro est capable démoduler la porteuse. Il faut ajouter le fait que le fil du micro fait office d'antenne. En FM, le problème ne se poserait même pas. Mais les transmissions sont en SSB qu'on le veuille ou non.

Nous avons essayé différents types de micro : électostatique et électret A VERIFIER !!! Notre preneur de son avait construit un micro électrostatique sur base d'un microphone professionnel. Sa qualité sonore est irréprochable. Sur le terrain, il en a été tout autre ! Après, nous avons eu reccours à un bête micro électret pour ordinateur, un micro pour Skype. A notre grand étonnement, ce micro présentait beaucoup moins de perturbations que le précédent. Nous en avons conclu que nous l'utiliserions à l'avenir.

Emplacement du microphone :

Bon, même si le micro pour Skype est bien moins sensible, 50 W sur sa pomme, il arrive tout de même à démoduler la porteuse. Considérons alors le micro comme un récepteur radio sur une autre fréquence. De la sorte, en l'éloignant de la source, 1 à 2 mètres suffisaient, le bruit HF était quasi inexistant. Bon, il y avait toujours une influence, mais elle devenait supportable.

Mais il faut régler un dilemme : l'opérateur est devant son émetteur et le micro doit être à moins d'1 m de l'émetteur ou tout élément relié à l'antenne. Il faut trouver la distance idéale à laquelle les perturbations demeurent acceptables et que l'on puisse entendre l'opérateur. Cette emplacement varie selon le type d'émetteur et le rayonnement. Notre micro électret a été placé à côté du poste émetteur au moins à 30 cm de celui-ci en hauteur. Quand il touchait ou longeait l'émetteur, la perturbation se faisait ressentir. Mais posé sur son socle plus haut que le poste, c'était suffisant. Il était dirigé vers l'opérateur. Le haut parleur de la radio était à une distance raisonnable pour éviter les crachements.

Voici le croquis utilisé lors de l'activation du château de la Posterie :

(JPG)

Les cotes sont en mètre. Les dimensions du poste et de la table sont arbitraires. Seules les cotations du micro comptent.

Ci-dessus, la disposition prise lors de l'activation.

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L'opérateur :

Un élément primordial dans la prise de son est la direction du micro vis à vis de la source à enregistrer. A la télévision, à la radio, les animateurs parlent devant le micro et non à côté. Lors d'un reportage, on place le micro que une perche pour éviter tout obstacle sur la liaison. Ici, on a eu dur à trouver cette condition idéale : l'opérateur parle déjà devant un micro ! On devine que la majeure partie de la voix est bloquée. Le micro d'enregistrement n'a plus que le reste. Pour remédier en partie à ce problème, nous avons placé le micro le plus directement face à l'opérateur et demandé que celui-ci articule bien et fort. Mais éloigner le micro du poste n'est pas envisageable. La priorité est sur la transmission et non l'enregistrement.

Le bruit environnant :

Jusqu'à présent, nous n'avons parlé que du bruit HF et du bruit électronique. Mais une autre source de bruit est tout aussi gênante pour la prise de son : l'environnement immédiat. Le micro enregistre tout ce qui ce passe : chants d'oiseaux, F16 survolant et les conversations. Le but est donc d'éviter un maximum le bruit ambiant. Si l'activité est dans un local isolé, on sera épargné du bruit extérieur. Mais nous sommes nous même des sources de bruits. Par notre déplacement et nos conversations, nous perturbons l'enregistrement. Malgré la directivité du micro, les sons des alentours sont aussi captés. Par courtoisie, lors d'une prise de son, tous entourage fera attention à ne pas parler fort et a éviter de déplacer des objets, surtout de ne pas bousculer la table sur laquelle repose le micro. On ne doit entendre que l'opérateur. Les chuchotements sont permis à partir de 4 m du micro.

Les niveaux sonores et essais :

Comme décrit plusieurs fois avant, il faudra régler le niveau sonore de manière à obtenir le meilleur rapport signal/bruit sans pour autant poussé la sensibilité à fond. Si l'opérateur est à moins de 50 cm et qu'il parle distinctement et assez fort (tout entourage doit l'entendre clairement, mais pas besoin de crier), le bruit environnent sera d'autant plus réduit. N'oubliez pas d'activer l'option "+ 20 dB" dans les paramètres sonores du micro (cf. partie 1). Sinon, l'opérateur devra crier pour moduler dans le micro.

Avant d'enregistrer, il convient d'effectuer des essais en conditions réelles. Seuls eux permettrons d'optimiser la capture de son. Dans ces essais, il faut faire parler la personne en émission dans sa position habituelle. Ensuite, on recorrige les paramètres : demander que l'opérateur se positionne d'une manière, parle d'une manière, replacer le micro, régler le volume adéquat. Cela ne réussi pas du premier coup. Mais l'habitude accélère grandement les réglages. L'opérateur devra bien garder sa position d'essai et sa manière de parler. Le test se fait en live ! Il faut reboucler le micro dans un casque (attention à l'effet Larsen). Le preneur de son peut ainsi corriger directement l'opérateur.

Une fois que tous ces paramètres sont réglés, on peut enregistrer.

Sachez que vous entendrez toujours l'influence HF ! Le but est ici de la réduire au maximum !

Matériel utilisé :

- Ordinateur Pentium III Desktop avec HD de 10 GB et sound blaster. - Micro Trust avec son support. - Un logiciel d'enregistrement gratuiciel.

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Ci-dessus, en premier plan, voici notre enregistreur.

3.3. Autres matériels.

Dans nos expériences, nous n'avons pas testé d'enregistreurs DAT ou minidisc par manque de moyen. Cependant, ayant possédé jadis un enregistreur minidisc, j'ai déjà effectué ce genre d'essais : avec un GSM en appel sur Mobistar (le début de la communication est à 2W) contre le minidisc, j'entendais à peine son influence en enregistrement microphone. Donc si vous avez la possibilité d'utiliser un minidisc ou un DAT, je ne peux que vous encourager. Mais il faudra respecter les mêmes règles pour le micro et ne pas placer l'enregistreur juste à côté. Lors d'une activité RA, ce ne sont pas les 2W du GSM qui rayonnent, mais facilement 50 à 100 W. 10 cm suffisent de tout éléments rayonnants (coaxiale, émetteur et antenne). Les PC portables (génération Pentium II et plus) résistent eux aussi très bien aux perturbations, même à côté du poste (cf. photo ci-dessus). Néanmoins, certains modèles sont un peu plus sensibles que d'autres. Mais en général, ils sont assez sourds à la HF.

3.4. Procédure.

Prérequis :

- Un micro. - Un enregistreur numérique.

C'est la même que pour la K7, hormis que la source est un micro branché sur l'entrée micro.

3.5. Améliorations possibles.

On peut améliorer le système en isolant chaque élément relié à l'enregistreur à l'aide de tores de ferrites. On enroule les fils d'une ou deux spires. L'effet selfique atténuera une partie de la HF. Comme l'émetteur est branché sur la même prise que le PC, on peut ajouter un filtre CEM l'alimentation à découpage. Ils coûtent 7 € dans les boutiques d'électronique. a l'origine elle est isolée, mais un filtre CEM est un plus intéressant. En général, il n'est pas indispensable car les alimentations utilisées pour les postes d'émission sont filtrées.

Mais il faut bien se mettre à l'idée que l'on entendra toujours la partie HF quelques soit les filtres, etc ... Mais les résultats de nos tests nous ont montré qu'il était possible d'enregistrer les QSO dans de bonnes conditions avec une qualité acceptable. Je vous mettrai à votre disposition des extraits d'enregistrements pris lors de l'activation de la Posterie dès que possible.

3.6. Conclusion.

Il est possible d'effectuer des prises de sons convenables dans un environnement très perturbé électro magnétiquement en respectant certaines règles et avec l'équipement adéquat. Cet équipement est à la portée de tous. Lors de l'installation du matériel, il faut penser à l'aspect pratique et aussi aux compatibilités CEM.

Ici se termine ce chapitre, contrairement aux autres, il est évolutif, incomplet. J'y ajouterai nos nouvelles expériences et vous invite à mettre la vôtre.

4. Le CD audio-extraction.

Jusqu'à présent, vous savez enregistrer des K7, des vinyls et même capturer du son. Mais comment enregistrer un CD audio ?

Il ne suffit pas de copier les fichiers "track01.cda" sur votre disque dur ! Les musiques sur un CD audio (CDa) sont gravées physiquement par piste. Cette piste ne porte pas de nom. Lors de la lecture, la tête lit les informations contenues dans la TOC. La TOC est la table des matières des pistes du CD. La TOC renvoie la tête à l'endroit correspondant à la piste. Ainsi, le LASER lit le contenu. Contrairement à un CD-ROM, le flux audio n'est pas un fichier ! Une chanson est une suite d'octets contigus séparés par une piste. Un CD-ROM ne contient qu'une et une seule piste : le data.

De là, on comprend vite qu'il faut lire les pistes les unes après les autres et les enregistrer. C'est ce que l'on appelle de CD audio extraction. Cette opération consiste à extraire le flux audio de manière numérique et de la convertir en un fichier wav ou mp3 dans le but de le conserver. Beaucoup de logiciels savent effectuer cette tâche comme Music Match Jukebox, Windows Media Player, iTunes, ... Ils lisent le CDa comme un lecteur de salon, capture le flux numérique à la volée et l'enregistre sur HD. Le flux passe par le port IDE. Cela permet d'enregistrer un CD plus rapidement qu'en temps réel.

On voit que sauver son CD favoris pour le jouer dans son baladeur mp3 n'est pas si difficile.

En plus, la CDDB (CD Data Base) vous permet retrouver les titres des chansons. Chaque CDa acheté chez le disquaire possède un code par album. Le lecteur lit ce code, le retransmet à la CDDB via Internet et vous fournit les titres.

Pour le CD audio extraction, il faut cependant respecter une règle essentielle : la vitesse ce capture. On aura tendance à pousser la machine trop vite. Une vitesse trop rapide augmente fortement le risque artefacts shitfs, ... De préférence, on opère une vitesse entre 6 et 10 fois pour être sûr du résultat. En wav, elle peut être plus rapide (on ne fait que recopier le CD sans effectuer de calcul de compression).

Le britrate du fichier mp3 doit être de 128 kbps au minimum (cf. partie 1) ou en wma 96 kbps. Le wma 64 kbps souffre artefacts même s'il supporte le 44.1 kHz 16 bits. Pour stocker sur disque dur ou CDROM, préférez un britrate de 128. Le format wma vous offrira une meilleure qualité à ce britrate. Pour un lecteur mp3 clé USB, on se contentera du wma 64 kbps pour raison de stockage. Cette qualité suffit pour la route où le bruit ambiant est fort. Si vous possédez un mp3 de plus de 2 GB, stockez avec un débit plus gros. Les audiophiles préfèreront de loin le format ogg.

Comme énoncé dans la partie 1, évitez les reconversions successives d'un format destructif à un autre. Vous ne ferez qu'altérer votre fichier. Partez toujours du format natif.

La procédure de CD audio extraction est disponible partout sur internet. C'est pourquoi je me contente de présenter le sujet superficiellement. Sachez aussi que vous devez posséder le support original et ne pouvez copier un CD qu'à titre privé !

  Lire le commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 10-02-2008 à 15h14

 Numérisation du son (1). Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

 

 

Numérisation du son - Traitement numérique (partie 1). Par Michel Le Jeune.

Enregistrer un vinyl, sauver de vieilles cassettes ou bandes magnétiques, ... pour les graver sur un CD audio ou les archiver en mp3. Cet article intéressera beaucoup d'entre vous. Le principe est très simple : numériser une séquence analogique et l'immortaliser sur un support informatique. Mais il faut connaître un minimum de matière avant de se lancer dans le monde du traitement numérique.

La première partie de cet article a pour but de vous faire connaître jusqu'au bout des doigts les éléments indispensables. Contrairement aux autres articles écrits précédemment, je ne décris pas une marche à suivre comme un mode d'emploi, mais je présente les différentes composantes d'une manière beaucoup plus globale : je vise à vous apprendre à maîtriser complètement les paramètres sons comme on vous apprendrait à utiliser Windows. Je vous détaille donc les fonctions de chaque bouton, c'est à vous d'adapter mes renseignements selon vos besoins particuliers.

La première partie (partie 1) survole le domaine software (logiciel) :

-  Paramètre son de Windows :

Je vous décris toutes les fonctionnalités de la table de mixage de Windows.

-  Numérisation d'un extrait :

Je capture un extrait avec Sound Forge 4.5.

-  Notions élémentaires de traitement numérique :

Et oui, un peu de théorie est indispensable pour bien maîtriser le sujet. Je définis les notions de fréquences d'échantillonnage et du codage 16 bits. Je survole le principe de conversion d'un signal analogique continu en un signal discret. Pour terminer, je vous parle de formats compressés mp3 et wma.

Dans cette partie, je pars du principe que vous maîtrisez les bases de la HIFI :

-  Relier une source audio sur un ampli ou un module d'enregistrement.

-  Connaître les types de connecteurs (jack, cinch, ...) La deuxième partie sera beaucoup plus ciblée sur le matériel (hardware). J'y décrirai les connexions de la carte son, les types de connecteurs, particularités de certains supports et des expériences vécues lors de certaines activations de châteaux dans le domaine de la HF. Les OM's savent de quoi je parle HI 3X.

1. Comment paramétrer sa carte son.

La carte son d'un PC est le périphérique permettant de numériser des séquences sonores. Ici, je vais vous expliquer son fonctionnement pratique.

Il s'agit d'un convertisseur Analogique/Digital et Digital/Analogique (A/D et D/A).

1.1 Présentation des paramètres son.

• Menu démarrer/paramètres/panneaux de configuration.

• Son et périphériques audio.

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• L'onglet "volume" vous permet d'accéder au panneau de contrôle du volume.

• « Sons » définit les sons par défaut de l'environnement Windows.

• « Audio » permet de sélectionner les périphériques sonores par défaut pour le jeu des sons et enregistrements.

• « Voix » : c'est la même chose que l'audio mais pour les applications vocales comme Skype, MSN Messenger audio, ...

• « Matériel » : il s'agit de la liste des périphériques multimédia présent sur le PC. C'est l'interface pour régler les paramètres plus "hardware".










1.2 Utilisation du panneaux de contrôle de volume.

Le panneau de contrôle de volume est l'interface qui permet de régler le volume des entrées et sorties audio de la cartes son. On distingue deux panneaux : le premier est celui de lecture et le deuxième est celui d'enregistrement. IL FAUT BIEN COMPRENDRE LA DIFFÉRENCE ENTRE LECTURE ET ENREGISTREMENT !!! Ce sont des notions trop souvent confondues.

La lecture concerne UNIQUEMENT la sortie audio (prise verte) du PC, rien d'autre. C'est le convertisseur D/A. L'enregistrement, lui, sert à la numérisation de séquences sonores sur l'ordinateur. C'est le convertisseur A/D.

A partir du moment où vous faites la différence entre conversion D/A et A/D, vous pouvez passer à la suite.

• Menu démarrer/accessoires/divertissements/Contrôle de volume.

(JPG)

• Il suffit de régler les volumes en fonction des besoins ou les muets pour les sorties que l'on ne veut pas entendre. Vous êtes sur le périphérique par défaut ici, dans le cas présent, il s'agit de sound blaster live 5.1.

• En général, on mettra le micro en mute et l'entrée ligne (line in). Ici, nous sommes en périphérique de lecture, donc c'est uniquement ce qui concerne la lecture !!!

• D'autre entrées et sorties sont disponibles mais cachées ...

• Option.

• Propriétés.

(JPG)






























• Dans périphérique mélangeur, on va sélectionner le périphérique que l'on veut régler. Choisissons à titre d'exemple SB Live ! Audio.

• Ensuite, cliquons sur lecture dans "ajuster le volume" pour après afficher le panneau en mode de lecture.

• Dans afficher les contrôles, on va cliquer les périphériques que l'on veut faire apparaître dans le panneau de lecture. Sélectionnons-les tous par facilité.

• Après, sélectionnons "enregistrement" pour paramétrer le mode enregistreur.

• On fait de même, on sélectionne tout et on s'assure que l'on travaille bien avec SB Live.

• Quand on juge que tout est OK, ben, OK.

• Le fait d'avoir sélectionné en dernier "enregistrement" nous amène dans le panneau de contrôle d'enregistrement. Si on avait quitté avec "lecture", ben, on aurait le panneau de lecture.

• On remarquera dans les deux cas que l'on a un peu plus d'entrées et sorties à contrôler.

• Si on veut encore plus d'options, quelque soit le mode, options/contrôles avancés.

• Ces options varient selon les modèles de cartes son. En mode lecture, par exemple, on peut activer une augmentation du gain microphone, des effets 3D, égualiseur, etc ...

• Elles apparaissent en dessous du bouton de volume du l'entrée ou sortie adéquat.

• Pour l'enregistrement, on sélectionnera l'entrée voulue dans le fenêtre d'enregistrement (PAS DE LECTURE !!! ) comme expliqué plus haut.

(JPG) Schéma récapitulatif pour bien comprendre le principe d'une carte son.
















1.3 Notes supplémentaires sur les entrées et sorties visibles dans le panneau de volume.

Il est utile de savoir à quoi servent les fiches audio sur une carte son et les entrées et sorties aussi bien réelles que virtuelles.

• Volume général (mode de lecture seulement) : il s'agit de la commande de volume correspondant à la sortie audio jack (prise verte sur laquelle on branche les HP ou une chaîne HIFI).

• Entrée micro (lecture et enregistrement) : il faut brancher le micro dans la prise rose prévue à cet effet. Dessus, on ne met rien d'autre qu'un micro. Il peut soit être dynamique ou non. Cette entrée est mono. En mode d'enregistrement, elle est sélectionnée par défaut. En mode de lecture, on le met en muet pour éviter l'effet Larsen (sifflement dû quand le micro est trop proche d'un haut-parleur qui retransmet le son de ce même micro).

• Entrée ligne ou line in (lecture et enregistrement) : prise bleue jack stéréo, on y branche des discmans, lecteurs vinyl*, lecteurs K7, tuner, minidiscs, DAT, ...

• CD (lecture et enregistrement) : il s'agit de l'entrée interne analogique du lecteur CD-ROM. En ce qui concerne les CD audio, on privilégiera le "CD audio extraction" à l'aide d'un logiciel simple comme Music Match. Le flux audio passe via le port IDE du PC et de façon numérique. Cette technique permet en plus que d'enregistrer le son sans perte de qualité de créer un fichier par piste et d'aller plus vite que le temps réel.

• CD numérique (lecture et enregistrement) : idem mais en numérique et différent que le IDE. Ici, le son est transmit en PCM via une liaison numérique comme un câble coaxial ou une fibre optique, l'enregistrement se fait en temps réel. Pour les CD audio, idem qu'au dessus.

• Auxiliaire (lecture et enregistrement) : c'est une fiche à côté de l'analogique du CD-ROM qui permet de brancher soit un deuxième CD-ROM, soit une carte tuner TV/FM ou soit d'autres trucs. Elle est aussi analogique.

• SPDIF (lecture et enregistrement) : c'est le périphérique de transmission sonore numérique. Le son est transmis en brut ou au format PCM via un câble optique ou coaxial. Il est disponible sur les cartes son haut de gamme. .On peut y brancher un minidisc, DVD, DAT, ampli numérique, DAB, ... tout ce qui est numérique quoi !

• Wave / mp3 (lecture et enregistrement) : Ici, il s'agit d'une entrée virtuelle. C'est le son venant des applications multimédias propres au PC comme les lecteurs MP3, wave, DVD. Tous les logiciels du PC utilisent cette entrée pour jouer leurs sons. En mode d'enregistrement, elle vous permet donc d'enregistrer un mp3 en cours de lecture, une conversation MSN audio, ... Cette entrée = PC.

• Stéréo Mix (enregistrement seulement) : c'est le périphérique qui regroupe toutes les autres entrées et sorties. Si vous la sélectionnez, vous enregistrerez le micro, line, mp3, ... en même temps.

• MIDI (lecture et enregistrement) : le midi est un format audio qui est totalement différent du wave. Il s'agit en fait du format utilisé par les synthétiseurs. La carte son contient une bibliothèque de sons et tonalités correspondant à un instrument et une note particulière. On l'appelle aussi périphérique de synthèse. Il est développé spécialement pour les musiciens.

1.4 Concrètement ...

Voici un exemple concret de procédure à suivre :

Je veux enregistrer une K7 audio, vinyl, MD ou autres sources audio sur un CD. Je dois d'abord configurer la carte son comme suit :

• Branchez la prise Jack stéréo dans l'entrée line.

• Dans le panneau de contrôle d'enregistrement, sélectionnez "entrée line".

• Régler le volume sonore idéal à l'aide du curseur de volume.

• Je peux lancer l'enregistrement à l'aide du magnétophone ou d'un logiciel de capture sonore.

2. Numériser une séquence sonore à l'aide de Sound Forge.

Maintenant, c'est l'étape qui concerne l'enregistrement d'un son. Considérons que la carte son soit bien réglée sur l'entrée désirée pour l'enregistrement (ici line in pour notre exemple). Je vous rappelle que pour le micro, mettez bien l'option "muet" en mode de lecture afin d'éviter les effets Larsen.

Pour capturer une musique ou autre, il faut un logiciel de capture audio comme le magnétophone de Windows ou un autre. Dans cette exemple, j'expliquerai le cas de Sound Forge 4.5 (la dernière version est disponible en démo sur leur site v.8 : http://www.sonymediasoftware.com/download/step1.asp ?CatID=1 ). La procédure est la même pour les versions postérieures. Je vous conseille vivement un autre logiciel que le magnétophone tout simplement car celui-ci est limité à 60 secondes d'enregistrement. Vous pouvez utiliser aussi Gold Wave, Music Match, Sound Scape, ... la panoplie de logiciel ne manque pas.

Il faut savoir que le principe est toujours le même quelque soit le logiciel utilisé :

-  Régler la carte son.

-  Capturer le son.

-  Traiter éventuellement l'extrait sonore.

-  Sauver le tout sous forme de fichier audio wave, mp3 ou wma.

2.1 Numérisation.

• Réglez les paramètres sonores (cf. : point 1).

• Ouvrir "Sound Forge".

(JPG)

Cliquez sur(GIF) . Cette fenêtre s'affiche :

(JPG)






















• C'est l'interface d'enregistrement.

• On va régler les paramètres sonores en mode stéréo et de qualité CD : cliquez sur "New".

(JPG)

• C'est ici que l'on va déterminer la qualité de la capture sonore. Le "Sample rate" ou fréquence d'échantillonnage (le signal audio est découpé un certain nombre de fois par seconde, plus ce nombre est grand, plus l'enregistrement sera fidèle) doit être de 44,1 kHz pour atteindre la qualité requise pour un CD audio et le "Sample Size" ou largeur d'échantillonnage (à chaque valeur précise d'un signal électrique correspond une valeur numérique) doit être de 16 bits. Mettez stéréo si votre source est stéréo. Pour plus de détails, cf. : 2.3

• OK.

• On revient à la fenêtre plus haut, cliquez sur "REC" pour lancer l'enregistrement. Veillez à ce que le niveau sonore de dépasse JAMAIS 0 dB (zone rouge) sur le VUmètre. Sinon, le signal sera saturé et distordu.

• Stop pour stopper.

• Fermez la fenêtre de capture une fois votre morceau encodé :

(JPG)

• Vous avez votre échantillon sonore représentée sous forme de graphique du niveau sonore en fonction du temps.

• Maintenant, sauvez votre enregistrement sous forme de fichier.

• Menu "fichier/enregistrer".

(JPG)

• Format : mettez le codec voulu. Le PCM est le format non compressé sans perte, mp3 est le format compressé avec perte (mettez un britate de 128 kbits/s), ...

Attributes : vous pouvez encore modfier la fréquence d'échantillonage. Ne mettez pas une plus haute que celle de ma capture.

• Sauvez.

NB : Pour le vinyl, vous devez utiliser un préampli.












2.2 Traitement sonore.

Sound Forge permet de traiter les extraits sonores. Vous pouvez faire des fadings (fondus) en début ou fin de morceau, égaliser, inverser, ajouter de l'écho, couper des passages, ...

• Ouvrez le fichier à traiter :

(JPG)

Dans la fenêtre, cliquez une fois à l'endroit du début de la séquence à traiter. Un curseur apparaît. Ensuite, recliquez au même endroit en gardant le bouton gauche enfoncé. Bougez à gauche ou à droite votre souris, une bande bleue apparaît. Ce qui est en bleu est la zone sélectionnée qui sera traitée par le logiciel. Lâchez le bouton à la fin de la sélection.

(JPG)

• Maintenant, il suffit d'aller dans le menu "Process" ou "Effect" pour attribuer une fonction de traitement à la zone sonore sélectionnée.

• Pour enlever ce morceau, appuyez sur Delete.

• Pour le copier, appuyez sur CTRL + C. Ensuite, mettez le curseur à l'endroit où vous voulez insérer la partie copiée et appuyez sur CTRL + V. Le morceau sera inséré.

• Pour copier ce morceau dans une nouvelle fenêtre, appuyez sur CTRL + C, puis sur CTRL + N. Le morceau sera copié dans une nouvelle fenêtre.

N'OUBLIEZ PAS DE SÉLECTIONNER CHAQUE FOIS LA ZONE À TRAITER AVANT D'APPLIQUER UNE FONCTION !!!

GARDER LA MEME QUALITÉ SONORE !!!

• Pour couper (déplacer), appuyez sur CTRL + C au lieu de CTRL + C. Pour la suite, idem que plus haut.

• Revenir en arrière, CTRL + Z.

• Vous remarquerez les changements grâce au graphique.

• Une fois que vous avez fait votre transformation, sauvegardez le tout en appuyant sur CTRL + S ou la "disquette".

2.3 Notions élémentaires de traitement numérique.

Un fichier audio est numérisé selon un codec (COerDECoder) ou un format particulier. Un CODEC se charge en premier lieu de numériser un signal analogique dans un format spécifique et dans un deuxième lieu de sa restitution D/A . Un format a donc son CODEC. Selon son algorithme, il compressera la taille du fichier, ...

En traitement numérique, on distingue deux familles de formats :

-  Le format natif.

-  Le format compressé.

Un son enregistré en format natif (brute) n'est donc pas compressé, il s'agit du format PCM associé au fichier wave (*.wav) et au CD audio. Ce format obéit à la loi suivante :

Taille du fichier = temps en seconde * largeur en bits * fréquence d'échantillonnage en Hz * nombre de piste audio.

Par exemple, par minutes de musique en qualité CD (44,1 kHz largeur 16 bits stéréo), il faut 10 MB d'espace disque. Donc pour enregistrer dans ce format, il faut assez bien de place.

Un signal numérique au sens général est caractérisé par sa fréquence d'échantillonnage et sa largeur en bits. Un signal analogique f(t), dit continu, doit être "découpé" sur une certaine période Te. Pour la numérisation, on prend un échantillon de ce signal sur la période Te. De là, on définit la fréquence d'échantillonnage. f(t) est une tension à l'instant t. Pour échantillonner f(t) en t, on associera une valeur numérique binaire correspondant à cette tension sur la période Te. Intervient ici la notion de "largeur en bit". On définit n valeurs de tension pour n bits. Un codage en 8 bits nous donne 256 valeurs possibles de tension et 16 bits 65536 valeurs. La tension f(t) sera arrondie à la tension "binaire" ((Fn)Z) la plus proche sur un temps Te. A la restitution D/A, le périphérique lira la tension approchée (Fn)Z sur le temps Te. On comprendra donc que le signal (Fn)Z restitué est une approche de l'original, dit discret. Plus la fourchette de valeurs est grandes, plus on pourra un signal fidèle.

(JPG)

(JPG)

SOURCE

Sans entrer dans les détails, on dit (Théorème de Nyquist-Shannon) que la fréquence d'échantillonnage doit être au moins deux fois plus grande que la fréquence maximale à numériser pour garder l'intégrité du signal ( f(t) ici ) :

Fe > 2.Fmax où Fmax = Fréquence maximale de f(t)

Ces deux caractéristiques déterminent la qualité de l'enregistrement. A titre d'exemples : Fe =

-  8 000 Hz pour le GSM.
-  11 000 Hz pour la qualité téléphone.
-  22 000 Hz pour la qualité radio.
-  32 000 Hz pour la qualité radio (broadcast FM).
-  44 100 Hz pour la qualité CD.
-  48 000 Hz pour le DAT, minidisc et le DVD.

Pour en revenir aux formats, le mp3 et wma, ont été créés pour compresser le format PCM avec un facteur de 12 pour le mp3 et de 24 pour le WMA pour un fichier de qualité équivalente au PCM qualité CD. PIci, on parlera de bitrate pour désigner le débit du fichier audio en kb/s. Une minute de mp3 au bitrate de référence de 128 kb/s, il faudra seulement 1 MB de stockage. Le WMA fait mieux, il faut 0,5 MB à 64 kb/s. Il est cependant important de savoir que le mp3 et le WMA sont des formats de compression dit destructifs : on détruit des informations inutiles pour économiser la place. On utilisera diverses astuces et algorithmes : par exemple, on assemble les graves pour une piste car l'humain ne sait pas positionner une source grave. On enlève tous les signaux inférieurs au seuil de bruit ambiant (on se base sur l'incapacité de l'oreille a distinguer des petits bruits masqué par des bruits plus forts), ... Pour les audiophiles, le mp3 est souvent méprisé à cause de ces pertes. Pour les gens ayant l'oreille fine, il est facile de les entendre sur certains morceaux, même directement compresser à partir d'un CD audio en 128 kb/s. Il arrive que la stéréo ne soit pas toujours bien respectée, que des cymbales soient un peu camouflées, ... Mais en général, ce sont de très bons formats tant que l'on donne un britate suffisant. Cependant, il faut connaître leurs limites. Les formats de compressions constructifs permettent eux de reconstituer le fichier original (compression LZW).

En traitement numérique, il est vivement conseillé de travailler avec le format natif car à chaque sauvegarde, vous perdez un peu de qualité avec un format compresser. A la longue, la qualité se dégrade fortement. Il suffit de 3 à 4 compressions au même format et même bitrate pour constater les premiers dégâts. Donc, jouez avec le PCM, même si cela prend de la place (bien que ... vu la taille des HD de maintenant ... ;-) , une fois votre maquette finie, compressez le tout en mp3.

Voici un tableau récapitulatif des codecs et des qualités :

Qualité Format Bitrate Utilisation Fréquence

d'échantillonnage

CD PCM

(natif)

1365

kb/s

Enregistrement,

traitement, HIFI

44,1

kHz 16 bits stéréo

CD MP3 128

kb/s

Stockage

et baladeur 

44,1

kHz 16 bits stéréo

CD WMA 64

kb/s

Stockage

et baladeur 

44,1

kHz 16 bits stéréo

FM PCM 682

kb/s

Enregistrement

vocal bonne qualité, autres

22,5

kHz 16 bits stéréo

FM MP3 64

kb/s

Stockage

pour baladeur, broadcast internet haut débit

22,5

kHz 16 bits stéréo

FM WMA 32

kb/s

Stockage

pour baladeur, broadcast internet haut débit

22,5

kHz 16 bits stéréo

AM PCM 85

kb/s

Enregistrement

vocal médiocre, balise eQSO

11

kHz 8 bits mono

AM MP3 16

kb/s

Stockage

de parole, broadcast 56 k

11

kHz 8 bits mono

AM WMA 8

kb/s

Stockage

de parole, broadcast 56 k

11

kHz 8 bits mono

Pour les férus d'informatiques et de mathématique, je vous invite à lire un des nombreux cours de traitements numériques sur Internet tel que sur Wikipedia ou d'autres sites.

3. Résumé.

  •  

    Branchez votre source dans l'entrée de la carte son

  •  

    Réglez l'entrée en mode enregistreur dans le panneau de contrôle ainsi

    que le volume

  •  

    Enregistrez le morceau en format natif PCM qualité CD

  •  

    Sauvez le fichier

  •  

    Eventuellement, traitez ce morceau dans la même qualité qu'à l'origine

  •  

    Compressez votre morceau en mp3 ou wma selon vos utilisations.

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 10-02-2008 à 15h09


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Catégorie : Electronique et informatique.
 

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  Blog créé le 06-01-2006 à 14h12 | Mis à jour le 08-05-2013 à 23h22 | Note : 8.92/10